Cri perdu d’un oiseleur

Êtres cupides, putrides
Esclaves de vos vies
Éléments pauvres de l’évolution
Dénués de sens, vous ne saurez jamais voler

Vous réduisez votre existence à peu de choses
Et faites de la vie quelque chose de morose

Vous ne pensez qu’à dormir
Après avoir creusé pour quelques sous
C’est votre tombe que vous creusez

Il n’y a qu’une issue pour vous, l’emprisonnement
À la Terre qui vous a fait naître et que vous salissez pourtant
Vous êtes prisonniers de ses racines, de vos racines

Vous êtes nés pour mourir
Ce n’est qu’une question de temps
C’est la mort qui vous reçoit.

Dramatiquement faibles
Vous vous morfondez
Dans une existence que vous polluez

Quelques vies pour un jour de plus
Vous êtes vendeurs, vendus
Vous louez votre âme à la mort
Et répandez son fléau tout autour de vous

La richesse ailleurs
Là-haut
Vous ne faites qu’en rêver
En même temps que vous vous arrachez les plumes

Meurtriers de vos ailes
Celles qui sont nées avec vous
Vous aviez déjà tué votre Mère
À laquelle vous êtes attachés depuis

Réapprenez à voler
Vous êtes nés pour cela
Vous encombrez la Terre
Et priez les cieux de vous aider à atteindre la délivrance

Vous vous rappelez que Dieu est grand
Mais vous oubliez que l’homme est Dieu

Vous serez très vite victimes de votre meurtre
Assassins de vos propres corps
Pilleurs d’existence, de vie, de liberté

Vous êtes la mort
Lente, douloureuse
Les serviteurs d’une sombre décadence
Chute libre vers les enfers

Quand cesserez vous de faire le mal?

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Enfilons l’habit noir (attention spoiler Game Of Thrones)

À Westeros, les criminels sont envoyés au Nord, pour protéger le reste du pays des terres sauvages à l’abri du Mur. Un criminel est toujours défini selon son époque ; au Moyen-Âge, un enfant hors-mariage est un criminel par exemple. Que fait-on d’un homme qui ne peut transmettre aucun nom ? On l’envoie au Mur, vers ses quinze ans environ. De plus, aucun membre de cette fratrie ne peut prendre de femme, donc c’est une continuité logique, pas de transmission de nom, alors pas de femme du tout. Elles ne servent qu’à cela … sauf lorsqu’elles aspirent à devenir reine, ou ninja. Soit.
En Europe, les criminels sont envoyés en prison, pour être puni de leur crime et écarter du reste du pays. On ne leur y apprend pas à défendre les faibles, on ne leur y apprend rien, on les punit simplement. Cependant, les crimes ont évolué, et ils se sont en fait multipliés. D’accord, un bâtard n’est plus un criminel, mais les lois sont si nombreuses et interdisent tant de choses qu’aujourd’hui même les pensées et les mots sont condamnables. Mais il en reste parmi nous, des « criminels », des voleurs, des casseurs, des dealers. Si ni la police ni sa prolongation (les petites gens se sentant mieux après avoir dénoncer les méfaits de leurs voisins aux autorités) ne passe par là, ces malfaiteurs ne dérangent pas plus que ça ; les riches s’étant fait voler se rachèteront des biens, les commerçants s’étant fait casser leurs vitrines seront remboursés par les assurances, et les drogués continueront de se droguer. Cependant, selon un concept appelé l’étiquetage, ces petits criminels ne se trouvant pas encore en prison (il faut dire qu’il y a tant d’interdictions que ces dernières sont pleines à craquer) savent qu’ils sont illégitimes aux yeux des puissants, des dirigeants. Ils savent que ceux qui décident ne veulent pas d’eux, veulent soit les enfermer, soit les envoyer hors de leurs frontières. Et c’est ce qu’ils ont fait.
Pour beaucoup de ces jeunes exclus du système social méritocratique européen, une solution a été de se battre, et contre l’Europe. Certains se sont enrôlés dans la guerre de l’État Islamique, mais d’autres se sont faufilés entre des manifestants mécontents mais « légitimes » car travailleurs et en règle devant la Justice, et ont fait ce qu’ils savent faire de mieux : ils ont cassé. Et pour une fois, leur colère était partagée par tous ces citoyens ne les ayant jamais regardé avant cela, peut-être pour des raisons différentes mais leur colère se sont bel et bien rejointes. Comme les frères du Mur du Westeros, ils ont enfilé l’habit noir, et ils ont protégé les faibles. Ils ont fait grandir le mouvement social qui s’opposait non pas aux sauvages du Nord du pays, mais au dirigeant du pays justement. Ils ont augmenté l’effet colérique du mouvement, ils ont permis de prendre conscience que le pacifisme est peu considéré par chez nous, qu’il n’y a qu’en étant honnêtement mécontent (qui s’assied par terre quand il est fâché, sérieux ?) qu’on nous écoute. Comme les frères du Mur du Westeros, nous avons besoin d’eux, et ils ont besoin de nous !
Néanmoins, il fut une épopée qui se doit d’être rappelée dans ce contexte. Un jour, les Gardes de la Nuit sont venus appeler les dirigeants de Westeros pour qu’ils leur envoient leurs armées les aider au Mur, car l’attaque qui arrivait du Nord ne pouvait plus être retenue par une poignée de bâtards. Une armée qui ne dort ni ne meurt pas, ça ne se combat pas avec quelques centaines d’épées en métal classique ! Il leur a fallu des bonnes armes en verre de dragon ou en acier valérien, il leur a fallu le nombre de soldat qui va avec, il leur a fallu le feu ! Malheureusement pour nous, tous les dirigeants de Westeros ne sont pas des monstres. Ici, c’est plus compliqué d’aller leur demander de l’aide pour la survie de tous.
Et non, il ne suffira plus de manifester pour empêcher la planète de se réchauffer entièrement et d’épuiser toute l’oxygène qu’elle nous offrait ! C’est à nous de rejoindre ces combattants en noir. Nos dirigeants ne lèvent pas le pouce, parce qu’ils sont bêtes, c’est l’explication la plus plausible qui me vienne à l’esprit (enfin non mais ça vaudrait tout un autre débat, c’est plus simple de dire qu’ils sont bêtes et c’est finalement peu éloigné de la réalité). Alors nous n’attendrons pas leur signal sinon nous y passerons tous, nous nous battrons pour notre salut ! Enfilons l’habit noir, et détruisons ce qui détruit notre espace vital ! Il nous faut les armes (bien que l’acier valérien ne soit peut-être pas indispensable sur ce coup-ci), il nous faut le nombre, et il nous faut le feu ! Dans toute guerre, il y eu des morts, et ils n’étaient pas toujours coupables. C’est comme ça, c’est la guerre, et on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ! Ce que nous avons perdu, depuis le temps du Moyen-Âge, c’est notre courage. Nous accordons de plus en plus d’importance à nos vies individuelles, qui se résument aujourd’hui à nos capacités de consommation, et elles en deviennent par conséquent de plus en plus insignifiantes. Vivre, aujourd’hui, être « heureux », c’est réussir. Réussir à l’école, aux études, au travail, au mariage, au ménage. Jamais un pas de travers, ou tu finiras en prison ! Ou à la rue … Vu que c’est cela qui est devenu l’ultime menace, tout le monde se presse pour monter dans le train qui n’attend pas, le train qu’il faut surtout attendre à l’avance sur le quai, surtout avoir son titre de transport sinon on n’a aucune légitimité de s’y trouver. Et si tu es arrivé avant les autres, si tu as bien joué des coudes, tu auras même peut-être une place assise. Et si tu es riche, de toute façon tu t’assiéras et tu le sais, car ton espèce a inventé cette supercherie qu’est la première classe. Toi, tu n’auras jamais de soucis à te faire, car même quand les pauvres entassés en seconde classe suffoqueront, tu auras de quoi t’acheter un substitut à l’oxygène que tes esclaves auront créé pour toi. Tu les remercieras en les caressant derrière l’oreille, et s’ils ne prennent pas trop de place (Dieu merci ils n’auront pas plus de deux enfants chacun), tu leur proposeras peut-être même de venir s’asseoir près de toi, dans un élan de bonté ultimement généreuse.
Alors, mes frères et sœurs de noir vêtus, qui voulez-vous assiéger en premier ? Les riches de première classe, ou le train directement, pour être sûr que personne ne prenne leur place une fois la révolte terminée car ce privilège n’existera tout simplement plus ? Je conçois l’envie de viser les personnes directement, mais ce n’est peut-être pas le plus judicieux. Ne faisons pas l’erreur de la Main de la Reine, détruisons tout pour mieux reconstruire. Si des innocents ont fait le choix de ne pas se joindre à nous, alors ils sont perdants de toute façon. Je le répète, c’est la guerre, il faut choisir son camp, au diable le faux amour de soi qui surpasse tout entendement, toute logique, si on s’aime correctement, on ne veut que vivre libre. C’est mal s’aimer que de s’obliger à travailler toute sa vie pour avoir l’impression d’être quelqu’un de bien et pour pouvoir consommer ce que les mêmes maîtres nous mettent à disposition. L’argent a corrompu le monde entier, mais il reste toujours des résistants à l’envahisseur ! Débarrassons-nous de ce fardeau, reconstruisons sans lui, reconstruisons pour l’amour et non le pouvoir, pour la liberté et non la servitude, pour l’aventure et non la réussite, pour la connaissance et non l’universalité, pour la critique et non la vérité, pour l’imperfection et non la robotisation !
Enfilons l’habit noir jusqu’à ce qu’aucune Garde de Nuit ne soit encore utile, jusqu’à ce que le sort de notre environnement revienne entre nos mains, et jusqu’à ce que nos chefs n’aient plus aucun privilège. Nos vies ne valent rien contre un globe immensément grand qui se déchaîne, nous allons de toute façon mourir un jour, est-ce vraiment le but de l’humanité de finir dans un hôpital emmêlé entre une dizaine machines qui nous maintiennent en vie alors qu’elles n’en ont que faire ? Quand le cœur lâchera finalement, elles s’occuperont d’un autre mourant, sans aucun état d’âme. Non, il faut réapprendre à mourir dignement, à mourir pour des idées, à mourir en se respectant, en s’aimant, en essayant, en tombant, en créant, mourir avec un vrai objectif, aussi abstrait soit-il ! Mais mourir fatigué, lassé, blasé, malade, seul, pauvre, quel objectif est-ce cela ? Pas le nôtre. Oui, nous tenons à notre vie, comme tout être vivant un minimum raisonné, alors nous la vivrons dans la passion ! Se battre pour ce qui nous anime, et célébrer chaque bataille, qu’elle soit remportée ou non nous fêterons notre survie ! Tant que le système ne nous tueras pas, nous ferons la fête. Nous boirons, nous danserons, nous baiserons, ah il déteste ça le système que l’on jouisse sans lui ! Oui je préfère finir nue et pauvre mais jouir encore, que d’être couverte d’artifices scintillants sans connaître le vrai plaisir de l’amour ! Pourquoi croyez-vous que depuis le Moyen-Âge, vous continuez de faire face à des rebelles qui veulent votre peau ? Qui veulent détruire vos palais ? C’est parce que vous avez sous-estimé l’esprit humain. En lui réside la seule liberté increvable, Big Brother n’est encore qu’une fiction, vous ne l’aurez pas l’esprit libre, l’esprit rebelle, l’esprit qui s’aime suffisamment que pour vous détester entièrement. Ni les morts, ni le réchauffement climatique, ni la richesse inatteignable ne sera ma fin. Je mourrai quand vous aurez compris que ma liberté vous surpasse tous ! Je mourrai lorsque vous réaliserez que vous êtes passé à côté de votre vie, et je mourrai bien, sans aucune machine pour prolonger mon supplice. Je mourrai en paix.

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Quelques stratégies futures pour le mouvement gilets jaunes

Les événements récents, et plus généralement la situation répressive actuelle en Belgique, nous font réfléchir quant aux stratégies futures à adopter. Les techniques policières durant les manifestations ont évolué, contrairement aux stratégies militantes qui ont même parfois régressé. Pendant ce temps, d’anciennes stratégies militantes, telles que l’ouverture de squats et le sabotage, ont été relativement laissé de côté, tout comme du côté des gilets jaunes avec une baisse quant aux blocages et à la prise de ronds-points.

Les squats (mais aussi les espaces achetés) permettent la réouverture de lieux inhabités. Le nombre de personnes vivant à la rue et le nombre de logements inoccupés font froid dans le dos : c’est l’une des conséquences de notre système. De plus, des lieux ouverts peuvent également servir de lieux de rencontres, de QG, d’endroits où l’on se sent le bienvenu. Il est donc important d’en ouvrir et de les maintenir. Ils permettent de renouer l’entraide et la fraternité entre les personnes, dans une société qui nous replie sur nous-même et qui nous fait croire que nous sommes seuls et que l’on devra arriver à tout faire soi-même. Les gilets jaunes ont montré que peu importent les divergences politiques, nous pouvons faire beaucoup lorsque nous avons un ennemi commun, à condition de tisser des liens solides. La solidarité est ce qui a permis aux gilets jaunes de tenir, car peu importe le nombre, d’irréductibles restaient et étaient de plus en plus soudés. C’est pourquoi selon nous, recréer des lieux de vies où l’on se sent chez soi peu importe où nous allons est important, et peut être bénéfique au mouvement des gilets jaunes. Car que ce soit dans la dynamique de groupe qui ouvre le lieu, ou la solidarité entre les lieux afin de les maintenir, des liens seront tissés et nous en ressortirons encore plus fort tout en combattant ce système qui nous replie sur nous et nous fout à la rue. La différence entre squats et espaces achetés est que le squat amène d’emblée un autre rapport de force avec l’ordre dominant et les conséquences qui en découlent. Les maisons du peuple, centres sociaux, etc., sont des moyens de se (ré)approprier nos vies, nos pratiques, nos collectivités sur base de la rencontre et de la solidarité, en cassant les modes de vies imposés par l’ordre dominant, et de redéfinir nos existences par la pratique tout en ayant un apport concret face à un monde aliéné d’idéalismes. Les ronds-points et les blocages nous rapprochent également. Ce sont des endroits de franche camaraderie où l’on discute politique, où l’on partage des moments autour d’un barbec’, tout en essayant de pousser à bout le gouvernement, en leur faisant perdre de la thune, et en faisant souvent des bienfaits pour l’écologie. Ces lieux occupés, pris, bloqués peuvent devenir des formes de zad urbaine en essayant de les faire tenir le plus longtemps possible. C’est toujours un moyen, comme les squats, de se réapproprier des lieux, et ainsi, se réapproprier nos vies.

Enfin, viennent le sabotage et l’action directe, ils permettent aussi de nous rapprocher car ils nécessitent d’avancer avec un groupe dans lequel nous avons particulièrement confiance. Le sabotage peut s’attaquer à la publicité qui collabore avec ce système en essayant de nous pousser à acheter constamment. Il peut s’attaquer à des lieux de pouvoirs, aux infrastructures, à des lieux qui collaborent avec ce qui nous étouffe et nous empêche de vivre. Les actions directes et le sabotage sont des méthodes qui ont fait leurs preuves et permettent plus de discrétion. Ce sont des moyens de lutter activement et de pousser à bout nos oppresseurs.

La répression physique, psychologique mais aussi sociale et l’aliénation, s’immiscent dans le moindre de nos rapports humains et de nos pensées. Tout cela ne doit pas nous stopper : remettons en question nos pratiques, multiplions-les et ne baissons pas les bras.

Les gilets jaunes triompheront.

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Le climat mérite l’insurrection, à bas les manifs collabos

C’est après 24h à réfléchir sur les événements du dimanche 31 mars 2019, que je me décide à écrire.

Je ne me suis pas lancé directement car je revoyais quelques images en boucle comme un enfant de 12 ans qui vivait son premier contrôle de police, des personnes tabassées et arrêtées en plein milieu du cinquantenaire sous les regards indifférents des passantes et des passants, des discours se désolidarisant des personnes arrêtées, des personnes collaborant avec la police ou encore pointant du doigt des personnes habillées en noir,…

Je ne vais pas faire une analyse mais plutôt poser quelques questions, parfois péter un coup de gueule,… Je ne sais pas trop ce que ça va donner, on verra…

Les bourgeois, ça va, vous vous sentez bien ? Ça ne vous dérange pas de regarder avec mépris du haut de votre scène, de ce festival rappelant celui de l’occupation à Trône, qui étouffe la manifestation – et la contestation – dans ce truc nauséabond, crapuleux, qui me donne envie de vous faire boire la ciguë, poison donné à cet empoisonneur d’esprits qu’est Socrate, vous regardez donc du haut de cette scène les personnes qui se battent car elles connaissent l’urgence actuelle, qui veulent pouvoir vivre en libérant la planète, en respirant un air pur, avec de la bonne bouffe, loin des technologies aliénantes, en arrivant à vivre sans être un esclave, en pouvant observer les étoiles le soir mais avoir la chance d’être sous un toit pour se protéger de la pluie et du vent les jours de tempêtes.

Qui détester le plus entre les flics qui sont payés pour ces faits de violence, dont on connaît le camp et des paciflics qui collaborent, empêchent les gens de fuir,…?

– à bas les chefs –

JE VOUS DÉTESTE TOUS

C’est quand que vous vous rendrez compte que c’est pas normal d’avoir des oiseaux migrateurs sensés revenir au printemps revenir en février, de pas voir les étoiles, de devoir travailler pour pouvoir survivre, de raser la planète, de voir des gens crever de faim, de voir des vieux mourir seuls dans leur coin loin de tout et de tous,…?

JE SUIS DU PARTI DES OISEAUX

Et des étoiles,

Et des arbres et de l’eau

Courage aux personnes arrêtées, on fera des soirées de soutien.

Rah le logo d’Amnesty est vraiment laid.

Faut plus détester la droite, dont on connaît les envies, qui ne se cachent de rien, ou la gauche fausse alliée qui se cache derrière cette charité et cette morale chrétienne et qui collabore et fait semblant de vouloir changer les choses ?

Bisous

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Le climat mérite l’insurrection, message à la « gauche radicale »*

Depuis la fin de l’année 2018, nous avons eu la chance de voir surgir deux mouvements sociaux réguliers, preuve d’un ras-le-bol général. D’une part les actes gilets jaunes les samedis, de l’autre les grèves des élèves les jeudis. Dans l’un comme dans l’autre la gauche radicale belge aura été assez timide et peu présente (du moins au début pour la grève des élèves).

C’est à ce sujet que je m’exprime aujourd’hui. On aura eu que très peu l’occasion de voir cette gauche radicale se bouger pour le climat, les fois où elle surgissait cela s’apparentait plus à un devoir, à une tâche, qu’à une réelle envie de faire changer les choses. Puis soudain… création de départs anticapitalistes, formation d’un « block », comme si soudainement cette gauche remarquait que quelque chose était entrain de se passer et que ça ferait tache de ne pas en être. Mais vous êtes-vous déjà posé la question de votre place au sein de tout cela ? Vous qui venez perpétuer le folklore de la cagoule, vous êtes-vous déjà demandé à quoi servait cette dernière ?

Je ne suis pas fervent du slogan « on est plus chaud que le climat », je pense personnellement que ce n’est pas vrai, ma vision des choses change petit à petit quand je vois tous ces élèves se bouger, une chose est sûre, vous ne l’êtes pas. Vous criez le climat mérite l’insurrection, mais dans vos rangs encagoulés personne ne semble avoir envie de cette insurrection, on attend toujours la mise en pratique du « aussi non ça va péter ». Alors oui on pourrait se dire que dans une manif plein d’écoliers il serait irresponsable de foutre le zbeul (je ne viendrai pas sur le fait que dans les autres manifs cela ne pète pas non plus…), certes, mais certains de ces jeunes ont l’air plus déterminés que vous à ce que ça pète. Vous pourriez également distribuer des textes, parler aux personnes sur place, leur expliquer la nécessité d’un changement radical,… Essayer d’éveiller les conscience. Mais non, vous vous contentez de former un petit block dans lequel vous restez entre vous en vous contentant de faire un petit nord-midi rappelant les balades printanières des syndicats en perpétuant un folklore qui ne veut plus rien dire, vous reproduisez juste un spectacle trop vu, trop fait, que tout le monde connaît par cœur. Le seul domaine dans lequel vous êtes radicaux est das la misérabilité.

*Je ne m’adresse pas à l’entièreté de la gauche radicale non plus, calme toi avant de venir chouiner dans les commentaires parce que tu as l’impression que ta petite personne est visée

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POUR UN CLIMAT DE RÉVOLTE

Nos capacités de vivre sur Terre se détériorent.
La capacité de nombreuses espèces vivantes à vivre sur Terre se détériorent.
Des milliards d’animaux sont enfermés dans le seul but d’être consommés.
Des milliards d’animaux et d’espèces sont détruites par la grande machine industrielle.
Des milliards d’humains passent leur vie à bosser, sont exploités pour produire toujours plus, n’ont pas d’autre perspective de survie que celle de bosser tous les jours dans des mines, des usines ou des bureaux pour un salaire de misère. Jusqu’à ce que leurs habitats soient détruits par les changements climatiques. La dégradation de l’environnement et du vivant est directement liée à la civilisation industrielle. L’exploitation de l’humain s’est jointe à l’exploitation de tout le vivant, des animaux, des terres, des ressources. L’exploitation, c’est la logique-même de ce monde gagné à l’industrie et à la technologie.
L’existence d’une classe possédante, qui tire profit du système, suppose l’existence d’une autre classe, qui elle, travaille, de même que d’animaux privés de leur vie, de toute une nature considérée comme un grand réservoir dont les ressources peuvent être dilapidées.
Face à ces problèmes, les solutions que nous propose l’État capitaliste ne remettent pas en question les fondements de ce système profondément injuste, profondément exploiteur, profondément autoritaire. Au contraire, le capital propose plutôt de commercialiser l’écologie : trottinettes en location, voitures électriques, fonds d’investissement verts et j’en passe. C’est bien la nature du capital de tout convertir en marchandise : nos besoins, nos désirs, nos rêves, nos révoltes, nos vies se retrouvent mesurées, quantifiées, évaluées, subjuguées, dénaturées puis redésignées, fabriquées, produites, vendues, gaspillées. L’État, lui, se contente d’encadrer le capitalisme, de taxer ou interdire l’un ou l’autre comportement polluant, au détriment des plus pauvres. Voilà pourquoi nous ne pourrons jamais croire à l’écologie d’État ou au capitalisme vert.

Pour préserver le climat, les humains et les animaux, il faut un renversement de tous les systèmes de pouvoir. C’est la destruction de la société industrielle et autoritaire qui nous permettra de développer des manières de vivre qui soient respectueuses, de nous-mêmes, des autres et de notre environnement.

On fait souvent porter la cause du réchauffement sur les individus, sur les consommateurs. Mais n’oublions pas que les ennemis principaux, ceux qui détruisent quotidiennement l’environnement sont les industriels et les patrons.

Pourtant, nous pourrions fonctionner de manière complètement différente ! Sans chef, sans propriété, sans exploitation et sans travail. Nous pouvons développer des autonomies collectives qui soient basées sur le milieu dans lequel nous évoluons, développer des solidarités qui font qu’on n’est jamais dans la merde (ou presque).
Les zones d’occupation collectives telles que les ZAD sont de magnifiques lieux d’expérimentation de ce que pourrait être une vie en dehors de ce système. Même si dans un premier temps, l’autonomie n’est pas directement atteignable, nous pouvons nous approprier ce qu’il y a dans les magasins et dans les usines, afin de répondre à nos besoins réels, et pas aux besoins du marché.
Nous pouvons détruire ce monde pour en créer un qui nous correspond plus. Car celui dans lequel nous vivons n’est que le résultat de domination, d’empire, de royaume, de pouvoir qui s’accumule dans les mains de quelques-uns et qui s’approprie les ressources, les terres et puis nos vies.

N’ayons pas peur de détruire car nous savons reconstruire ! Soyons maçon, charpentière, menuisier, électricienne, approprions-nous leur savoir pour nous sentir capables de (re)construire, cela nous rendra plus confiants dans le fait de détruire ce monde. Car il faut arrêter de se leurrer, les multiples problèmes que nous rencontrons ne pourront pas être résolus à travers ce système, il faudra tôt ou tard s’en débarrasser, le plus tôt sera le mieux, car plus nous le laissons continuer, plus la destruction du vivant se poursuivra.

POUR SAUVER LA PLANÈTE, DÉTRUISONS CE MONDE !

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Quelques notes sur le problème climatique

Intro

Fonte des glaces, extinctions de masse, air irrespirable, augmentation des catastrophes climatiques,… s’il y a bien une chose sur laquelle presque tout le monde est d’accord c’est que la terre va mal. En revanche lorsque l’on parle des différentes manières de régler le problème les avis divergent ; zéro déchet, taxe carbone, utiliser le vélo, faire des réserves naturelles, pisser sous la douche,… bien souvent on nous propose des solutions individualistes ou néo-libérales en pensant que soudainement tout va s’arranger…

Le capitalisme

En effet, d’un côté nous avons les pseudos solutions politiques consistant à capitaliser sur la nature en proposant des réserves naturelles payantes, en faisant payer les « pollueurs »,… nous avons donc d’une part les précaires qui s’enfoncent dans la précarité et d’une autre les classes aisées et les entreprises qui dé-culpabilisent de ce qu’ils font en payant (et encore pas toujours…). Ces méthodes sont aujourd’hui utilisées par la plupart des partis et mouvements politiques faisant mine de se préoccuper du climat. Ces mêmes personnes qui protègeront  un hectare de forêt pour dix hectares rasés afin de construire des mégalopoles, des usines, des aéroports, des prisons,…

De l’autre côté nous avons les pseudos solutions individualistes, en plus d’être assez utopistes en faisant croire que toute l’humanité va se mettre à trier ses déchets, manger moins de viande, ne plus utiliser de pailles,… cette doctrine fait peser le poids des lourds bilans climatiques sur les individus en essayant de faire croire qu’ils sont responsables et que les cartes sont entre leurs mains en faisant fi de la pollution générée par les multinationales (et le capitalisme en général). Cette doctrine est largement soutenue par les bourgeois qui ont le temps et les moyens de se consacrer aux potagers, au zéro déchet et de payer une contribution à Greenpeace (en faisant culpabiliser les pauvres qui n’ont pas le temps de fabriquer leur savon,… car ils bossent pour un salaire de merde pour subvenir aux besoins de la famille) et tout en continuant de soutenir les pires responsables des catastrophes climatiques, comparable aux nobles achetant leurs indulgences. Ces bourgeois soutenant donc cette doctrine main dans la main avec les grands capitaux et les politiciens.

Bah vous me direz « c’est quoi ton problème ? Eux au moins essaient de trouver des solutions », le souci est là, on nous fait croire à de fausses solutions en esquivant les principales causes de tout ceci : le capitalisme. En effet, l’homme n’a pas assez avec ce dernier en exploitant d’autres hommes, il exploite donc aussi la faune, la flore et les autres choses que nous apporte la nature en pillant et tuant donc cette dernière en plus de pas mal polluer à côté. Ce système capitaliste qui produit en masse, exploite en masse, gaspille en masse, creuse les inégalités, nous fait entrer dans une routine morose et aliénante sous les regards indifférents des bourgeois et des politiciens (bien que les 2, s’ils ne se confondent pas toujours sont au moins proches et liés). Mon problème c’est que ces fausses solutions profitent à ce système et empirent donc les choses, évidemment ce n’est pas mal d’essayer de moins bouffer de la merde et moins polluer en faisant son potager, mais cela devient un souci lorsque l’on pense que cela va changer les choses et que l’on ne fait rien à côté, ce qui est bien souvent le cas.

Pour un problème aussi grave, des solutions radicales

Je pense qu’il faut multiplier les terrains de luttes. S’organiser et apprendre à vivre en dehors du capitalisme, sans pollution c’est très bien et il faut le faire (et aller plus loin faire des zad, montrer à l’Etat son illégitimité,…)  mais à côté de ça il faut se bouger pour montrer aux multinationales et à l’Etat qu’on ne veut plus d’eux, qu’on en a marre, qu’ils foutent la merde. Il est temps d’agir sérieusement. Je ne parle pas ici de nos petites manifs pleines de chants et d’amour, ces gens s’en foutent.

Multiplions les désobéissances civiles et les actions directes, sortons des civilisations polluantes des technologies aliénantes, brûlons les usines et le productivisme, abattons l’Etat et le capitalisme.

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